Oumou Diallo : tuée par son mari

Belgique : Un Guinéen soupçonné d’avoir assassiné sa femme mis aux arrêts Par Bassamba Diallo- jeudi, 15 février 2018 C’est dans la ville de Liège situé à 100 kilomètres de Bruxelles, plus précisément dans la commune de Wandre que le corps sans vie de la jeune femme Oumou Diallo., âgée d’environ 25 ans a été retrouvé par la police hier mercredi matin 14 février 2018. Originaire de la sous-préfecture de Kankalabé dans la préfecture de Dalaba, le corps de la jeune femme a été retrouvé enterré dans le jardin familial. Les proches de la famille contactés par Guinéenews© affirment qu’une violente dispute a éclaté au sein du couple il y a deux semaines, exactement la nuit du 30 janvier 2018. Une médiation par les proches avait été engagée la même nuit pour ramener le calme au foyer. Le mari qui était à l’origine de l’altercation avait promis qu’il avait compris les conseils qu’on lui avait prodiqués et que les médiateurs peuvent rentrer chez eux. Deux jours plus tard, soit le 1er février 2018, le mari a contacté ses proches qui avaient fait la médiation pour leur annoncer que sa femme avait pris la fuite et qu’elle avait disparu de la maison depuis la nuit de la dispute. Furieux que le mari ait attendu deux jours pour leur annoncer la nouvelle de la disparation de la femme, proches et amis lui ont sommé d’aller ensemble avec lui faire la déclaration à la police. Depuis le 1er février, la police était sur les enquêtes qui ont conduit hier à 7 heures du matin à la découverte du corps de la mère de famille enterré dans le jardin familial. Aussitôt, la police a procédé à l’arrestion du mari qui reste l’unique et le principal suspect dans ce drame familial. Originaire aussi de Kankalabé, le mari avait mobilisé les amis et proches pendant deux semaines pour l’aider à retrouver sa femme et il se rendait tous les jours à la police pour avoir des nouvelles de l’enquête, selon ses amis interrogés par Guinéenews©. Visiblement, il faisait tout cela pour brouiller les pistes et se faire passer pour un innocent selon les enquêteurs. Les premiers éléments de l’autopsie indiquent que la victime a reçu plusieurs coups de couteau qui pourraient être la cause de sa mort. Le président des ressortissants de Dalaba en Belgique, Sadio Baldé nous a fait savoir que les familles en Guinée ont été informées de la triste nouvelle et qu’il attend l’autorisation de la police pour récupérer le corps. L’ambassadeur de la Guinée en Belgique, Dr Ousmane Sylla, au micro de votre quotidien électronique, a déploré la situation et a exprimé sa compassion pour la famille de la victime. Il affirme qu’il est en contact avec la police et qu’une délégation de son staff devrait se rendre à Liège pour assister la famille et prendre les dispositions nécessaires comme toujours. La victime quant à elle, laisse derrière elle, deux petits garçons de 20 mois et de 7 mois. La jeune femme a été poignardée le 30 janvier, par son compagnon qui est actuellement entre les mains de la police pour l’enquête. Oumou, une femme de plus dans la longue liste des femmes mortes sous les coups de leur conjoint. En France, en 2016, 123 femmes sont mortes, victimes de leur conjoint, petit ami ou compagnon, soit une tous les trois jours. En Belgique les associations féministes fédérées par la plate-forme Mirabal Belgium ont mis en lumière jeudi les 38 femmes tuées en 2017 en Belgique à cause de violences machistes. Pour que ce meurtre ne soit pas vite oublié et pour la mémoire d’Oumou, un rassemblement citoyen est organisé le dimanche 4 mars 2018 à 14h, place Saint-Lambert à Liège , Les associations qui luttent pour les droits de la femme en Belgique et en France participeront à ce rassemblement. Les membres de la communauté Guinéenne vivant en Belgique, ainsi que toutes personnes pour qui l’égalité entre femmes et hommes reste un combat de tous les jours sont les bienvenues. Parce que la violence ne peut être justifiée par aucun argument, parce qu’il y a trop de femmes qui meurent sous les coups de leur compagnon partout dans le monde, Une véritable prise de conscience pour l’élimination des violences faites à certaines femmes guinéennes qui vivent à l’étranger s’impose. Au-delà de ce terme, il y a une autre réalité. La difficulté pour ces femmes, victimes d’agressions et de violences, de se faire entendre. Pour certaines communautés culturelles comme la notre, d’énormes pressions sont réservées aux femmes qui désirent se séparer de leur conjoint : la femme fera vivre le déshonneur à toute sa famille. Longtemps, ce phénomène vieux comme le monde est passé sous silence. C’est une affaire privée dont personne ne veut se mêler .Pour cause, les victimes sont diabolisées par les partenaires du coup, elles sont accusées diffamées, injuriées, harcelées et marginalisées par ceux qui soutiennent le mari violent. Soyons solidaires, aidons, dénonçons et surtout sauvons celles qui appellent à l’aide. Réagissons pour éviter d’avoir plus de femmes tuées dans les foyers.

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